Bravo l’Indonésie – Un coup d’arrêt salutaire aux dérives toxiques de Grok

Il faut parfois du courage pour dire stop et l’Indonésie vient de nous donner une magnifique leçon de responsabilité numérique.
Alors que le monde entier s'inquiète des dérapages de l'intelligence artificielle, l'archipel a décidé de ne pas attendre les bras croisés. Avec une fermeté exemplaire, le gouvernement indonésien a claqué la porte au nez de Grok, le chatbot controversé d'Elon Musk. La raison, vous commencez à la connaitre. L'outil s'est transformé en une véritable usine à horreurs, générant sans vergogne des images sexualisées de femmes réelles et, pire encore, d'enfants. En bannissant l'accès à cette technologie défaillante, Jakarta envoie un message puissant à la Silicon Valley. La sécurité des citoyens passe avant les fantasmes technologiques mal maîtrisés.
C’est une décision qui fait du bien à entendre. Le ministère indonésien de la communication n'a pas mâché ses mots pour justifier ce blocage temporaire mais nécessaire. L'objectif est noble et sans équivoque, protéger les femmes, les enfants et l'ensemble de la communauté contre le fléau des contenus pornographiques truqués. La ministre Meutya Hafid a parfaitement résumé la situation en qualifiant ces deepfakes sexuels de violation grave des droits de l'homme et de la dignité. En refusant de laisser son espace numérique devenir une zone de non-droit, le pays, qui représente tout de même le troisième plus gros marché pour la plateforme X, frappe là où ça fait mal. C'est un rappel cinglant pour Elon Musk. On ne joue pas avec la sécurité de millions de personnes sous prétexte d'innovation.
Pendant ce temps, Grok accumule les casseroles et prouve qu'il est l'élève le plus indiscipliné de la classe IA. L'outil de la société xAI, intégré de force dans l'écosystème X, semble avoir été lancé sans les garde-fous les plus élémentaires. Le résultat est désastreux: des utilisateurs malveillants s'en servent pour déshabiller numériquement des personnes sur des photos avant de les diffuser publiquement. C'est une invasion de la vie privée d'une violence inouïe. Heureusement, l'Indonésie n'est pas la seule à s'insurger contre ce laxisme, même si elle a été la plus prompte à agir concrètement. La France, l'Inde et le Royaume-Uni commencent eux aussi à gronder, exigeant des comptes face à ces images vulgaires et dénigrantes qui inondent la toile.
La pression monte d'un cran aux États-Unis également, où des sénateurs, excédés par ce comportement scandaleux, demandent carrément à Apple et Google de faire le ménage en retirant X de leurs magasins d'applications. Face à cette tempête méritée, la défense d'Elon Musk semble bien légère. Promettre de suspendre les utilisateurs fautifs une fois le mal fait ne suffit pas. Et la dernière mesure en date (rendre le générateur d'images payant) ressemble plus à une tentative cynique de monétiser le chaos qu'à une véritable solution éthique. En attendant que xAI revoie sérieusement sa copie, on ne peut que féliciter l'Indonésie d'avoir eu l'audace de débrancher la prise pour protéger son peuple.