Les notes du laptop, par NEKO

Ce deuxième matin je traînais dans la maison, je me sentais fatiguée mais pas désagréablement, évoluant comme dans un monde au ralenti. Aucune trace de vie chez ma voisine, le monde semblait dormir, d’ailleurs nos deux maisons, les dernières du village, en étaient assez éloignées. Aucun bruit ne parvenait jusqu’à moi, en fait le village était maintenant occupé uniquement par quelques personnes âgées, nous étions les 2 habitantes les plus jeunes de l’endroit.
Comme la veille, la jolie jeune femme apparut vers la fin de la journée, elle portait le même yukata bleu que le 1er jour, orné cette fois d’un petit obi de couleur rousse, d’allure ancienne. Je proposai un thé, elle accepta à condition d’en faire le service, ce qu’elle accomplit avec un raffinement admirable dont j’aurais été bien incapable. Il émanait d’elle une séduction à laquelle j’avais beaucoup de mal à résister. Ce fut elle qui fit le premier pas, alors que nous étions assises proches l’une de l’autre, elle effleura mes lèvres d’un doigt, puis y posa un baiser que je reçus avec bonheur. Sa main se glissant dans mon yukata caressa mon sein droit, joua un instant avec le téton, celui-ci durcissant sous ses doigts… Son regard rieur me fixa un instant, elle posa un nouveau baiser sur mes lèvres et, en riant comme une enfant espiègle, repartit en courant légèrement, tout cela s’était passé sans que je tente le moindre mouvement. Je me rendis compte alors brutalement que la nuit était tombée, il s’était passé beaucoup plus de temps que je n’en avais eu conscience… Cette fille m’avait définitivement séduite, cela ne faisait aucun doute, la perspective de passer ces prochains jours dans ses bras me remplissait de joie.
La nuit promettait encore d’être étouffante, je me couchai nue, étendant simplement mon yukata sur moi.
À nouveau m’arriva ce rêve si incroyablement réel :
Toujours attachée dans la même position que la précédente fois je vis venir à moi, dans la pénombre, un renard, très grand, il avait ma taille, quelque chose dans sa façon de se mouvoir, et une certaine finesse, me fit comprendre qu’il s’agissait d’une renarde, À nouveau elle commença à sucer et agacer mes seins, en même temps, un doigt semblait-il me caressait et massait l’anus, très vite je me sentis extrêmement excitée, les baisers et caresses sur mon corps me provoquaient des spasmes de plaisir, le doigt m’avait pénétré l’anus, de plus en plus profondément et me massait de l’intérieur tandis qu’un autre doigt passé le long de la fente de mon sexe excitait mon clitoris tendu. À nouveau j’eus plusieurs orgasmes, tordue de plaisir, je perdais tout contrôle…
Je me réveillai en sueur, le jour venait derrière les shôji, mon sexe était douloureux de tension, j’étais sans force, ruisselante encore, tremblante comme un agneau naissant.
Je dus attendre un long moment avant que mes jambes acceptent de me traîner jusqu’à la cabine de douche, Je passai la matinée dans un état en même temps de ravissement et d’épuisement total.
J’avais des difficultés à mettre mes idées en ordre, Un curieux sentiment naissait en moi, et petit à petit, avant la fin de l’après-midi m’étaient revenues toutes les légendes concernant les renardes appâtant les hommes, les épousant et épuisant leur force vitale pour s’en nourrir et assurer leur éternelle jeunesse…

En début de soirée ma jolie voisine est arrivée, vêtue d’un magnifique kimono bleu foncé aux sakura blancs et rose, certainement ancien ainsi que l’obi rose et or qui le complétait, elle ne semblait pas porter de juban, je voyais son cou fin sortir du col croisé, sans autre ornement. Elle resplendissait, on l’aurait dite illuminée de l’intérieur. J’étais littéralement fascinée.

La nuit est tombée à présent, elle m’a invitée à la suivre au jardin, me tenant par la main, elle m’a menée au fond, prés du terrier je laisse tomber mon yukata sur le sol, inutile dorénavant… J’ai à peine besoin de me baisser pour entrer, je connais l’endroit, je sais ce qui m’attend et c’est justement ce dont j’ai envie…

FIN

#mercrediFiction