Les notes du laptop, par NEKO

JOURNAL
20 novembre 2025

#douleur #secte

Dans le hokkaidô en cette saison il faisait très froid.
Après ma première évasion ils m’obligeaient à laisser tous mes vêtements à la porte de mon placard.
On nous donnait des couettes moins fines à partir d'octobre mais c'était pas du tout suffisant, on n’avait pas de chauffage, je me caillais toutes les nuits à grelotter ramassée sur moi-même en boule comme un rat. Je ne suis pas frileuse mais vraiment ça a été très dur, j'étais très amaigrie, pas un pouce de graisse sur le corps, c’est pour ça et d’autres choses ça m'a poussée à m'évader à nouveau.
Un soir ils ont oublié de fermer ma porte j’en ai profité, une fenêtre était ouverte dans le couloir j'ai sauté.
J'aurais dû me méfier, c'était un piège grossier, ils m'attendaient cachés dehors, ils m'ont attrapée aussitôt et enfermée dans une espèce de cabane à outil, évidemment sans rien manger ni boire. Je ne pouvais même pas m'allonger les jambes jusqu'au lendemain fin d'après midi, et là ils m'ont déshabillée et pendue par les bras et battue jusqu'à ce que je perde presque connaissance, et laissée comme ça toute la nuit dans l'espoir que d'accord avec mon père au moins sur le principe, je meure de fatigue et de froid.
Le lendemain j'aurais été déclarée morte d'un arrêt cardiaque, incinérée et terminé pour moi.
Manque de pot, ça n'a pas marché, et le lendemain je respirais encore.
J’ai déjà raconté ça par morceaux c’est juste que ça me revient alors je l'écris.
Conseil de mes médecins, attention ce n'est pas de la rumination maniaque...