JOURNAL
30 novembre 2025
On sort du bain
peau douce et parfumée
olala ces enivrant
j'aime tellement ta peau
la douceur ronde de tes épaules
la moelleuses tendresse de tes seins
Mmm
— et puis soudain me revient mon odeur dans le hokkaidô
En toute saison nous avions droit à une douche le dimanche
prise collectivement, sous surveillance
défense de parler, un savon pour 4.
Avant la fin de la semaine, nous sentions mauvais.
Nos vêtement étaient lavés deux fois par mois, nous les portions donc pendant deux semaines, quelles qu'étaient les tâches qu'on nous imposait.
En été la sueur nous les collait au dos.
Nos cheveux étaient sales de poussière et de sueur.
On puait.
C'était exprès.
On nous infligeait tout ce qu'on pouvait sentir comme dégradant et humiliant.
Et ils me réservaient tout ce qui pouvait être de plus sale si possible répugnant, en tant que gosse de haute famille supposée gâtée et dorlotée.
Je devrais être reconnaissante à mon frère de m'avoir endurcie moralement et physiquement.
Je n'en étais pas consciente, c'est maintenant que je m'en rends compte, son éducation à coup de branche d'arc m'avait préparée assez pour tenir le coup.
Ça ne manque pas d'ironie.