Les notes du laptop, par NEKO

JOURNAL
4 janvier 2026

On retrouve la maison, notre cadre etc.
On a quitté mamie et papi avec regrets.
Ça pince le cœur de quitter des gens qui vous aiment pour ce que vous êtes sans rien demander d'autre, qui nous prennent comme ça sans question, d'une affection immédiate simple et sans condition.
On est malheureuses d'être si loin.
S'il leur arrivait quelque chose et ça n'est pas exclu on ne pourrait pas être à leurs côtés immédiatement.
On arriverait trop tard et ça nous attriste énormément.
On a insisté pour qu’ils prennent un téléphone mais ils refusent absolument ils tiennent à leur isolement comme à un rempart contre un monde qu’ils craignent comme n'apportant que vacarme, agitation et malheur.

Notre descente avait quelque chose de cinématographique : nos lampes frontales éclairant nos pas à quelques mètres dans un rideau de neige sans interruption après une demi heure de notre départ
on ne risquait pas de quitter la route elle est entièrement bordée d'arbres et heureusement parce que par moments on avait l'impression de ne pas progresser... Nous étions dans un brouillard épais de neige,
nous avons bien marché et quand soudain nous avons vu les lumières du konbini devant nous, nous avions 10 minutes d’avance sur l’horaire que nous avions calculé.
C’est drôle comme ces expériences ont quelque chose d’exaltant, on arrive avec l'impression d’avoir accompli un exploit, d'avoir été à la hauteur du challenge, comme après un combat.

On va maintenant prendre un bain, ça vaut pas un onsen mais on l'a bien mérité.