JOURNAL
4 octobre 2025
C'était pas facile pour moi de poser à ka chan la question :
— Est ce que tu es prête à venir travailler avec moi deux heures par jour tous les jours pendant sans doute plusieurs années si je t'accepte comme disciple ?
Je savais bien que non, ça n'est pas compatible avec les études qu'elle va entamer.
J'ai bien vu ses yeux devenir brillants, elle a baissé la tête et d'une petite voix tout bas elle a dit qu’elle ne pourrait pas.
Ensuite je lui ai dit que donc ce sera quand elle voudra, que j'accepte sa demande mais ça ne doit pas nuire à ses études ni à sa vie après,
puis je lui ai dit que je l'aime comme une petite sœur, alors là elle a pleuré franchement et je l'ai serrée dans mes bras…
J'étais pas loin de pleurer aussi.
En attendant elle va venir à mes cours adulte pour rester entraînée, je lui ferai faire aussi des assauts avec les meilleurs élèves, ça fera progresser tout le monde.
C'est comme ça accepter être sensei, ça oblige à du discernement et à ne pas faire n'importe quoi.
Je ne suis pas une guru je n’ai pas besoin qu’on m’admire.
J’ai un savoir à transmettre.
Ce n’est pas du bricolage,
c’est dur.
Maintenant c'est le week-end, on se détend.
On a reconduit ka chan au métro, on va se payer un whisky bar.