JOURNAL
15 septembre
On est rentrées.
J’ai mal dormi, je travaille trop, je suis fatiguée.
Mon frère veut que je prenne des vacances tu parles je vais prendre des vacances quand A travaille 🤪
Je prendrai mes vacances comme tout le monde en décembre.
J'ai mal dormi la nuit dernière.
D'abord rêvé.
Ma première évasion, je crois avoir de l'aide au village et ils me courent après en hurlant ça les excitait.
Vous savez ce que c’est être gibier d’une meute ?
À la fin ils m'ont coincée dans une cour il n’y avait pas d'issue, ils arrivent en ricanant. Je préviens : le premier qui me touche gaffe à lui.
J’avais déjà maigri j’étais pas grosse pas grande, j’avais pas fini de grandir.
Ça les fait marrer.
Le premier qui me touche je l'envoie contre un mur il encaisse dur,
du coup les autres hésitent.
Ils m'entourent en gueulant, j’ai pensé comme dans un film de sabre.
Je pensais aussi à cette histoire de la chèvre que ma nanny m'avait lue autrefois.
Puis j’ai reçu un truc une espèce de toile sur la tête le temps de me dégager ils étaient sur moi avec des cordes.
Ils m’ont passé une corde au cou, rien de plus humiliant pour une Japonaise. Puis le type que javais envoyé bouler a ouvert mon samue il m'a giflée le visage et les seins, je ne sais pas ce qu'ils m'auraient fait si le 4 x4 de la secte n'était pas arrivé.
Ils m'ont embarquée comme un paquet.
J’ai été battue devant tous les membres de la secte, ils obligeaient les autres filles à regarder je me souviens elles avaient des larmes en silence.
Et c'est là je me suis réveillée
j'étais raide, ma peau me brûlait sur tout le corps, impossible de bouger les bras, je ne savais pas si je rêvais ou si j'étais encore dans la secte, puis petit à petit j’ai réalisé que mon bras gauche a bougé un peu, j'ai senti le corps de A.
Je suis revenue ici.
Mon corps s’est calmé je me suis levée doucement, je suis allée respirer dans la véranda. On voyait la petite lune qui était déjà basse et si jolie.
Je me suis calmée, mon coeur a repris un rythme normal.
Un verre d'eau et je me suis retouchée.
Mais j’ai mis longtemps à me rendormir puis c'était l'heure de se lever.
Je suis contente j'ai bien géré toute seule sans perturber le sommeil de ma chérie.
Je sais que je ne suis pas dingue, que ces manifestations sont produites par le stress.
Je sais que je peux m'en guérir, que je suis en bonne voie, que le travail de mémoire que j'ai commencé va inévitablement réveiller les traumatismes et qu'il me faut les regarder en face pour les désamorcer.
Je sais que ça va être dur.
Ça vaut le coup d'y aller pour vivre libérée.